Nom d’une cornouille !…

Je reconnais volontiers que je vous ai lâchement laissé tomber sur la fin de mon parcours.

En fait, je me suis contenté de remonter tranquillement toute la côte adriatique sous le ciel bleu pur qui, depuis le premier jour, ne m’aura donc jamais quitté.

Mais j’aurais au moins dû vous raconter que, si j’ai trouvé la vie bien chère en Croatie, j’ai aussi rencontré des gens très sympathiques… jusqu’au dernier moment.

Comme à Biograd na Moru, où mon tôlier a commencé par m’aider à monter mes affaires avant de m’offrir une bonne rasade de rakija. Il a ensuite pris mes frais de parking à sa charge et m’a invité le lendemain matin à prendre un cappuccino à la terrasse d’un troquet qui donnait sur le petit port… en face d’une île toute blanche.

Je vous fais grâce de bien d’autres choses, comme par exemple de la description du superbe appartement, voisin d’une ferme, que j’ai occupé la nuit suivante, en très léger retrait du lac de Garde en Italie – le tout pour un prix vraiment très raisonnable.

C’était de l’art à l’état pur.

Et puis, il me restait encore deux jours de route pour regagner mon domicile.

Avec de jolis passages autour du tunnel de Fréjus, certes, mais aussi le plus souvent des routes à 4 voies, voire à 6 voies, qui sont nettement moins fun !…

L’avantage, c’est que ça m’a laissé le temps de réfléchir.

Dans mon Duster dit suréquipé, j’ai été bien content de trouver une direction assistée, une climatisation et une caméra de recul… mais il aura tout de même manqué un compteur de virages, un compteur de tunnels et un compteur de motards !… 😉

Ceci dit, vous aurez sans doute remarqué que j’ai eu bien du mal à quitter la Bosnie.

J’espère donc que vous me pardonnerez un nouveau retour en arrière car j’ai encore envie de partager ce qui a constitué pour moi une véritable découverte.

Je veux parler de la cornouille !…

Elle m’est apparue quand je me suis risqué jusqu’à Drvar, pour aller voir, dans la falaise, la grotte où Tito s’était réfugié en 1944 pour échapper à l’armée allemande.

Or la région de Drvar est particulièrement réputée pour ses cornouilles sauvages.

La cornouille sauvage est un petit fruit rouge et charnu, oblong, qui ressemble à une olive par sa forme et sa taille.

Lorsqu’elle est bien mûre – couleur bordeaux foncé, texture molle, souvent tombée au sol – elle offre une saveur douce et acidulée qui rappelle un mélange entre la prune et la poire.

On en fait des confitures, des gelées, des sirops, des liqueurs, et même du raki.

On dit qu’elle aide à lutter contre le vieillissement cellulaire.

Vous pensez bien que cela ne pouvait que m’intéresser. 😉


Mes précédentes contributions en chemin (clic) :

Quand faut y aller
De Sarajevo
On avance, on avance
Me voici donc au Kosovo
En Gora du nord
Pour garder le contact
Juste une anecdote
Un petit coucou de Mostar
La Croatie, c’est quelque chose !…
De retour en Bosnie

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