Quand faut y aller
Bon, ça fait quand même un certain temps que je n’ai pas pris l’air… et j’ai le plaisir de constater aujourd’hui que mon bilan sanguin n’a pas l’air d’y faire complètement obstacle.
Alors c’est décidé : d’ici la fin de la semaine, je m’en vais partir faire un nouveau petit tour du côté des Balkans.
Quand je jette un œil sur un planisphère, je ne peux pas réellement prétendre que c’est au bout du monde.
Mais néanmoins, et en définitive, je ne vais pas partir complètement seul.
Je serai mentalement accompagné par la doublure de mon Jiminy Cricket à moi, qui va bientôt avoir 5 ans.
Fidèle à mes vieilles habitudes, je n’ai pas l’intention de négliger le chemin… bien loin de là, mais mon principal objectif est d’aller découvrir la Gora tout au bout de la route.
La Gora est une petite région montagneuse essentiellement située à cheval entre le sud du Kosovo et le nord-est de l’Albanie, historiquement peuplée de Gorani.
Les Gorani constituent aujourd’hui une minorité ethnique de slaves musulmans parlant le našinski, prise en étau entre une forte émigration qui s’est accélérée avec la guerre des Balkans et une lente assimilation des natifs qui sont restés sur leurs terres dans une vingtaine de villages.
Une vingtaine de villages auxquels la diaspora – dont l’identité va également en s’effritant – reste encore malgré tout très attachée.
Vous aurez compris que je suis dans les starting-blocks. 😃