On avance, on avance…
Bonjour tout le monde, voici quelques brèves nouvelles.
En chemin depuis 9 jours déjà, je n’ai guère rencontré d’autres difficultés qu’informatiques qui conduisent malheureusement à un certain nombre de problèmes de communication.
Je suis obligé de remettre à plus tard bien des considérations.
Mais d’abord, un petit bilan kilométrique : parti jeudi matin, j’ai parcouru plus de 2000 km au cours des 3 premiers jours jusqu’à atteindre les abords de Sarajevo au cœur de la Bosnie-Herzégovine.
Cet effort m’était apparu le prix à payer pour pouvoir mieux traîner par la suite.
Et c’est ainsi que les 6 jours suivants, je me suis offert le plaisir de flâner pour atteindre le Kosovo qui est mon principal objectif de voyage.
A vol d’oiseau, il n’y a que 343 km entre mon hébergement de samedi dernier et celui d’aujourd’hui vendredi, mais j’en ai parcouru environ 800 par la route en 6 jours.
Et quelle route !…
Je ne nie pas que dans la traversée de la France, de l’Allemagne, de l’Autriche, de la Slovénie et de la Croatie, j’ai pu bénéficier de beaux paysages notamment au Tyrol… mais ce n’est qu’en franchissant la frontière bosniaque, lorsque je suis sorti de l’Union Européenne, que je suis véritablement passé en mode contemplatif.
Du fait de mon choix d’itinéraire un peu atypique que je ne regrette pas, les paysages sont toujours grandioses et c’est vraiment peu dire.
Toutes ces vallées verdoyantes de la Piva et de la Tara, tous ces hauts plateaux arides du Durmitor au Monténégro, tous ces canyons et toutes ces gorges comme celle de Rugova au Kosovo sont époustouflantes.
C’est le paradis du rafting et des tyroliennes qui sont ici légions.
Je regrette que mes photos ne soient pas à la hauteur, et qu’en outre je ne réussisse pas a les publier.
Les routes sont aussi belles qu’elles sont dangereuses, et cela exige évidemment une attention de tous les instants.
Je ne compte pas les lacets, les nids de poules, les animaux en travers de la route, les chutes de pierres, les croisements de toutes natures, et même pas les nombreux bikers que l’on a pas forcément vu venir !…
Mais je m’arrête un instant sur les tunnels creusés dans la montagne.
Par exemple, entre la frontière de la Bosnie-Herzégovine et du Monténégro et la ville de Pluzine, on en compte une cinquantaine sur une vingtaine de kilomètres qui ne sont pas éclairés mais pourtant fréquentés notamment par des cyclistes.
Je vous laisse imaginer le passage du plein soleil à la nuit noire, avec un véhicule en face.
N’empêche que me voilà rendu au Kosovo dont j’ai franchi la « frontière » sans encombre ce midi.
Je tiens à souligner la gentillesse de la policière qui a fait l’effort de m’accueillir avec quelques mots de français.
Je n’ai pas encore compris pourquoi j’ai été dispensé de payer l’assurance du véhicule qui est obligatoire à la frontière, dans la mesure où il me semblait que la carte verte (remplacée aujourd’hui) ne fonctionne pas en dehors de l’Union Européenne ou en tous cas de l’espace économique européen.
Je ne serais pas surpris avoir été pris pour un membre de la diaspora kosovare pour lesquels le gouvernement consacre une enveloppe de plusieurs millions de subvention pour prendre en charge cette assurance.
Là où je suis ce soir, il ´n’y a que de jeunes randonneurs tout au fond des gorges, mais quel plaisir de les voir spontanément proposer le peu de français qu’ils maîtrisent !
Bon, ce sera spaghettis bolognaises avec un petit coup de blanc.
Merci de pardonner cette contribution qui n’est pas tout-à-fait celle que j’aimerais.
J’essaierai de me rattraper plus tard.
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Mes précédentes contributions à ce sujet :
https://etreounepasetrebretillien.com/2026/08/23/quand-faut-y-aller-2/
https://etreounepasetrebretillien.com/2026/08/31/de-sarajevo/