Me voici donc au Kosovo

Un « drôle » de coin quand même, quand on se rappelle la guerre que la Serbie a livrée en 1998-1999 à l’armée de libération de cette région autonome qui – très majoritairement – voulait être indépendante (ou se rattacher à l’Albanie)

Une région qui a fini par proclamer unilatéralement son indépendance en 2008.

Quand j’apprends que Ratko Mladic est en train de recevoir une pluie d’hommages, je ne regrette pas d’avoir pris le parti d’éviter la Serbie.

Le Kosovo, c’est aujourd’hui un tout petit état (de l’ordre d’une fois et demi la superficie et la population de l’Ille-et-Vilaine) qui n’est pas reconnu par l’ONU puisqu’il n’est reconnu que par la moitié environ des pays membres, comme il n’est pas reconnu par l’Union européenne puisque 5 des 27 pays membres y font obstacle.

Ce qui n’a empêché le Kosovo d’adopter unilatéralement l’euro.

Le temps est radieux et il a fait très chaud aujourd’hui encore. La nuit est tombée bien plus tôt que « chez nous », avant même 19h30. Et je suis à Dragash qui est le point de départ de ma découverte de la Gora.

Tout se présente bien pour la nuit : une chambre climatisée, une salle de bain, un bureau, un lit de 2 mètres sur 2 mètres, TV, WiFi… et petit déjeuner compris pour 30 €.

Tiens, ça me fait penser à rapporter que le Super sans plomb est uniformément à 1,55 € le litre et que j’aimerais bien trouver le temps de comparer la composition de ce prix avec celui qui est pratiqué en France.

Je viens d’être témoin d’une scène qui m’interpelle. Au restaurant, un homme est arrivé en compagnie de sa femme, de ses deux filles d’une douzaine et d’une petite vingtaine d’années ainsi que de son garçon d’une dizaine d’années. Les hommes se sont mis à une table et les femmes à la table d’à-côté. La maman était en tchador et la discussion portait manifestement sur les longs cheveux des filles. Et puis un autre homme est arrivé accompagné de sa fille d’une bonne vingtaine d’années. Et bien figurez-vous que l’homme s’est installé à la table des hommes et la jeune fille à la table des femmes. Inutile de vous dire qu’il y avait des tables suffisamment grandes pour accueillir tout le monde.

Ce soir, vous n’allez pas me croire, mais c’est une soupe et au lit.

PS : en ce qui concerne mon retour, quelqu’un pourrait t’il m’aider à tirer les conséquences de l’adoption par la France de la nouvelle carte du monde adoptée vendredi dernier par l’ONU ?  😀

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Mes précédentes contributions à ce sujet :

Quand faut y aller

De Sarajevo

On avance, on avance…

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