Un petit coucou de Mostar
Je reviens un peu en arrière.
Après avoir traversé Shkoder où la circulation est épouvantable du fait que les vélos, les motos, les voitures, les gens… tout le monde fait absolument n’importe quoi sur la chaussée, j’ai pris la route du lac Skodar au Monténégro.
La route panoramique réserve vraiment de très belles vues, d’autant que voici venir l’automne et qu’ici la nature a déjà pris les couleurs de l’été indien.
Mais il faut avoir le cœur bien accroché pour enchaîner tous ces lacets qui tournent systématiquement de plus de 180 degrés !… Faut-il ici préciser que la signalétique n’a pas grand-chose à voir avec la nature des dangers ?
Jusqu’ici le cœur a tenu et les tympans aussi, mais je ressens un peu de fatigue visuelle du fait d’une nécessaire concentration de tous les instants.
Je ne vais pas me plaindre d’avoir beaucoup zigzagué dans des coins plus perdus les uns que les autres, puisque c’était mon objectif. Mais en me rapprochant de la côte, je pressens le plaisir à venir.
En attendant, je mesens bien en Bosnie-Herzégovine.
J’ai encore une fois eu le grand plaisir de me perdre au fond d’une vallée et de parvenir ainsi à un autre bout du monde. Il y avait là une maison, une seule au milieu de nulle part et par chance c’était dimanche. Un petit-fils était venu aider sa grand-mère (81 ans), revenue là quand ont cessé les bombardements des années 90. Cette femme a perdu son mari l’an passé, et il faut bien continuer à s’occuper des moutons et des chèvres. Quelle chance que le petit-fils parle anglais !… Ils m’ont offert une bière, voulaient m’offrir un café et ne savaient pas quoi faire pour m’être agréable.
En repartant par l’étroit petit chemin qui m’avait conduit là, sans même quitter mon siège, je n’ai eu qu’à baisser la vitre de la voiture pour cueillir des grappes de raisin et des figues absolument succulentes.
Et puis je suis allé à Mostar… pour la quatrième fois.
Je ne parviens pas à m’expliquer ce qui peut m’attirer dans un lieu devenu aussi touristique.
Car, en dépit de ce que racontent les intelligences artificielles, il me semble que le « vieux » pont (détruit en 1993 et reconstruit à l’identique en 2004) attire largement plus de monde que le Mont Saint Michel et que les commerces l’enserrant sont largement plus nombreux.
Mais il y a quelque chose de magique dans sa fréquentation qui témoigne de pluralité et de réconciliation. Déambuler dans le bazar, c’est simplement se fondre avec les autres.
La Bosnie a un autre atout : c’est le prix des choses.
Pour 45 €, je me suis offert le luxe d’un petit appartement à deux pas du vieux pont.
Situé en rez-de-chaussée, il est doté d’un salon, d’un bureau, d’une cuisine, d’une chambre avec un grand lit, d’une salle d’eau et même d’un barbecue dans le jardin. Rien ne manque : cuisinière, frigo, climatisation, wi-fi, immense écran TV…
Que demander de plus ?…
Mes précédentes contributions en chemin :
https://etreounepasetrebretillien.com/2026/08/23/quand-faut-y-aller-2/
https://etreounepasetrebretillien.com/2026/08/31/de-sarajevo/
https://etreounepasetrebretillien.com/2026/09/04/on-avance-on-avance-2/
https://etreounepasetrebretillien.com/2026/09/05/me-voici-donc-au-kosovo/
https://etreounepasetrebretillien.com/2026/09/06/en-gora-du-nord/
https://etreounepasetrebretillien.com/2026/09/09/pour-garder-le-contact/
https://etreounepasetrebretillien.com/2026/09/12/juste-une-anecdote/
Merci à tous ceux dont je reçois des encouragements par tous les réseaux sociaux.