De Sarajevo

Je ne me trouve pas très bien équipé pour communiquer comme j’aimerais, mais je dépose aujourd’hui un petit coucou quand même.

Parti jeudi matin de la capitale de la Bretagne, je suis parvenu en Bosnie-Herzégovine en tout début d’après-midi samedi après avoir traversé la France, l’Allemagne, l’Autriche, la Slovénie et la Croatie.

Plus précisément, c’est en « République serbe de Bosnie » que je suis arrivé, puisque c’est ainsi que s’appelle ce coin des Balkans qui est un véritable patchwork culturel.

Oui, pour tout simplifier ça commence comme ça : la Bosnie-Herzégovine est un état fédéral composé d’une part de la « Fédération de Bosnie et Herzégovine » et d’autre part de la « République serbe de Bosnie ».

J’observe en avançant que les maisons sont fleuries et les femmes voilées.

On est tout de suite plongé dans une mosaïque culturelle, et c’est encore plus clair le dimanche à l’approche des édifices religieux.

Au centre, la région est « truffée » de mosquées qui comptent parfois deux minarets, souvent entourées de cimetières qui me rappellent visuellement l’alignement d’Aurélie Nemours auprès du FRAC à Rennes (que l’on me pardonne cette comparaison hasardeuse).

Mais je me suis aventuré aussi à la sortie d’un office orthodoxe où des hommes se sont lancés dans des chants traditionnels qui portent le nom d’ojkange : une voix lance une courte formule et les autres voix la prolongent ou la reprennent, parfois avec une sorte de vibration dans la voix. Ça ne dure pas longtemps, mais aussitôt on recommence, et on recommence…

Et puis j’ai pu assister en fin d’après-midi, dans le prolongement d’un office aussi, à une remise de colis humanitaires pour la rentrée des classes à des enfants qui s’en donnaient à cœur joie. Le but était de chanter à tue-tête sur le podium qu’ils avaient envahi devant les parents, sous la houlette des frères franciscains de la paroisse « Saint Georges ». Cette paroisse est tenue par les moines du monastère de Guca Gora qui supervisent la vie spirituelle des catholiques du centre de la Bosnie.

Tout ce petit monde aurait-il eu vent que mon projet est justement d’aller visiter la Gora qui se situe à cheval entre le Kosovo et l’Albanie, là où la Saint Georges a tant d’importance ?

En attendant, à peine avons-nous appris la mort de Ratko Mladic, que me voici rendu à Sarajevo que l’on ne regarde pas tout-à-fait de la même manière quand on se souvient…

Même si un de ses quartiers se situe en « République serbe de Bosnie », Sarajevo est de tradition musulmane.

Dans la galerie commerciale du centre-ville, les pin-up rivalisent avec les femmes voilées. Plus ou moins voilées, parce qu’il y a beaucoup de hijab, de chador et de niqab… mais je n’ai pas vu de burka. Et tout ce beau monde déambule dans un océan d’objets de luxe et de frivolités.

Ce que je trouve sympa par ici, c’est le prix du carburant qui revient à environ 1,50 €/l et davantage encore le prix de l’hébergement : entre 25 et 30 euros (petit-déjeuner compris), si on se contente d’un bon lit, d’une TV, du wifi et parfois d’un frigo dans une chambre toujours climatisée avec salle d’eau privative !… 😂

Je garde les photos pour plus tard, parce que c’est difficile à manipuler avec mes outils…

A plus tard…

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