Le droit à l’oubli n’emporte pas le droit de réécrire l’histoire
Pour des raisons qui lui appartiennent et qu’il n’est pas question de critiquer, l’ex député Mustapha Laabid vient de publier aux éditions Maïa un livre intitulé « Macron m’a tuer ».
L’auteur prend soin de formuler d’une manière et puis d’une autre, et puis d’une autre encore, et puis encore d’une autre (…) ce qu’est précisément cet ouvrage à ses yeux, en même temps que ce qu’il n’est pas.
Comprenne qui pourra, moi j’ai franchement du mal.
Je reconnais bien volontiers qu’il s’agit d’un très bel exercice d’autosatisfaction mêlée d’auto-absolution.
Mais les plus belles envolées ne sauraient légitimement effacer un certain nombre de réalités.
Le droit à l’oubli n’emporte pas le droit de réécrire l’histoire.
C’est pourquoi, tout en précisant que Mustapha Laabid s’est aujourd’hui incontestablement acquitté de sa dette envers la société à laquelle il ne doit plus rien sur le plan judiciaire, je ne pense pas inutile d’offrir la possibilité de rapprocher son récit du jugement définitif de la 11ème chambre correctionnelle de la Cour d’appel de Rennes, prononcé le 5 novembre 2020 :
jugement du 20 novembre 2020
(clic)
Chacun pourra ainsi se faire une opinion en étant convenablement éclairé.

On dirait qu’Amazon n’est pas pressé de diffuser le bouquin…