L’argent ne fait pas le bon maire
On se souvient que lors de sa première campagne électorale, Charles Compagnon avait expédié 110.000 exemplaires d’une « Lettre aux rennaises et aux rennais » (clic) afin de se présenter.
Prétendant « parler vrai », il s’y décrivait comme étant « issu d’une famille modeste d’origine espagnole qui compte bon nombre d’agriculteurs et d’ouvriers ».
Reconnaissons que ce récit force le respect du côté maternel.
Mais il se garde bien d’évoquer le fait que, du côté paternel, on ne jouait pas dans la même cour.
Cette présentation passe notamment sous silence que Charles Compagnon a hérité de plusieurs vagues de donations-partages portant sur des actions de la holding patrimoniale TERIDIS (clic) créée par son père en juin 2008.
Et l’histoire ne s’est pas arrêtée au moment des élections municipales de 2020.
A la veille des élections suivantes, le 13 mars 2026, je révélais ici-même (clic) la création, le 30 juillet 2025, de la CASA PAAJE (clic) : une petite SASU (société par actions simplifiée à associé unique) dotée d’un très modeste capital de 1.000 euros, domiciliée chez son Président : Charles Compagnon… qui avait pris soin de désigner immédiatement un directeur général qui va bien, en la personne de son épouse (non associée).
Je signalais également la création, en février suivant, d’une autre société : la société par actions simplifiée HERENCIA (clic) – qui signifie, comme par hasard, « héritage » en espagnol – constituée entre Charles Compagnon, son épouse et… tiens, tiens… la société CASA PAAJE.
Un rapport que vient de remettre un « commissaire aux apports » (clic) désigné par Charles Compagnon lui-même ce 15 juin 2026, éclaire désormais tout l’intérêt de ce montage.
Certes, il ne fait que valider la valeur des actions TERIDIS appartenant personnellement à Charles Compagnon qui sont destinées à être transférées à la CASA PAAJE.
Mais il apporte surtout une confirmation officielle d’un élément précieux : ces actions sont évaluées à rien de moins que :
5.052.490 euros
Je trouve que ce n’est pas si mal, pour un petit gars « issu d’une famille modeste d’origine espagnole qui compte bon nombre d’agriculteurs et d’ouvriers ».
D’autant que tout ceci est encore assez loin d’épuiser le sujet : j’y reviendrai certainement.