Un amendement pro domo
Dans l’attente de l’adoption de son nouveau « pacte de gouvernance », le Conseil métropolitain de Rennes a examiné ce 21 mai 2026 un projet de « règlement intérieur » enrichi de 2 propositions d’amendements.
Le premier amendement a été adopté.
Porté par le groupe d’élus « Ecologiste, fédéraliste et citoyen », cet amendement a repris une disposition du règlement intérieur du Conseil municipal de la ville de Rennes, pour rappeler que « la discrimination est un délit et que le législateur reconnaît à ce jour 26 critères de discrimination interdits. Tout propos ou acte relevant de ces qualifications, commis au sein du Conseil métropolitain, fera donc désormais l’objet d’un procès-verbal et sera signalé sans délai au Procureur de la République »
Le second amendement a été rejeté.
Porté par Charles Compagnon au nom des (seuls) élus de la liste d’opposition au conseil municipal « Vivre Rennes », il visait à abolir la disposition qui prévoit que la création d’un groupe d’élus est soumise à un double critère : 4 élus au moins (sur 111) issus d’au moins 2 des 43 communes adhérentes à l’intercommunalité.
Faut-il préciser que l’objectif opérationnel de cette proposition était que Charles Compagnon et les siens puissent constituer un groupe d’élus intercommunaux à eux tous seuls, puisque c’est leur conception de la démocratie ?…