Demain on rase gratis
Je vous propose un instant de franche rigolade :
Promettre 40 M€ d’économies sur le budget de fonctionnement 2025 de la ville de Rennes qui se monte à 389 M€, c’est s’engager à réduire tous les postes de dépenses :
- ou bien d’un peu plus de 10 % en moyenne
- ou bien – par exemple – d’environ 25 % en moyenne, si l’on épargne les dépenses de personnel (et elles seules, alors que bien d’autres dépenses ne sont pas compressibles)
Diminuer de 10 % la taxe foncière dont le produit, qui représente plus de 40 % des ressources de la ville, est de l’ordre de 175 M€ : c’est renoncer à plus de 17 M€ de recettes par an.
Diminuer de 10 % les indemnités aux élus, dont le montant représente environ 1,5 M€… c’est dégager 150.000 €.
En réalité tout cela n’engage à rien quand on sait bien que l’on n’a même pas la moitié d’un quart d’un huitième d’un seizième de chances de parvenir aux affaires.

Là, franchement, monsieur Jehannin, vous dépassez les bornes…..
Voici un candidat qui OSE ECRIRE et DIRE qu’il va diminuer les dépenses dans le budget de la ville de Rennes et en même temps diminuer les taux des impôts locaux supportés par les contribuables rennais.
Vous devriez vous réjouir de cette proposition pour votre pouvoir d’achat.
Et bien non, continuez comme cela et comme vous avez décrétez déjà qui sortira vainqueur de ces élections, et bien, je vous souhaite bon courage pour les 6 ans à venir !
Votre démagogie à critiquer sans cesse les mêmes candidats à ces élections (mais avec une mention spéciale pour l’acharnement de la liste de monsieur Rousseau) ne vous sert pas.
J’ai lu le programme des 12 partis ayant rejoint madame Appéré dès le premier tour (certainement par peur de perdre la mairie et tous les avantages dont cette gauche socialo, communiste, écologiste et autres consorts profite depuis 49 ans) et bien : pas un mot sur la fiscalité locale, ni sur l’endettement de la ville.
Vous vous êtes acharné sur la place de 4ième ville la plus endettée de France mentionnée par un candidat. Si cela vous fait plaisir, ne vous gênez pas, dénoncer.
En revanche, comme vous je dispose du Rapport définitif de la CRC Bretagne. Je l’ai lu avec beaucoup d’intérêt et et je vous dire quelque chose que vous n’avez pas, sans doute par idéologie, voulu écrire et donc cacher à vos lecteurs : entre le 01/01/2017 et le 31/12/2023, l’endettement de la ville est passé de 148,8 M € à 281,3 M€, soit une augmentation de 88,9 4%. C’est pas mal, non ? Et je ne parlerai pas non plus de la capacité théorique de désendettement qui s’est aggravée passant de 4,7 années en 20217 pour atteindre en 2022, 8,9 années et à 5,7 années en 2023. Cette dernière valeur est supérieure à la moyennes des communes de la strate (5 années en 2023). Cette situation s’est traduite à partir de 2022 par un autofinancement net (40 € par habitant) inférieur à celui des communes de la strate (79 € par habitant). Je terminerai mon propos en reprenant le texte (en page 37 du rapport définitif de la CRC) : » En définitive, la situation financière demeure satisfaisante mais se caractérise par une diminution rapide des marges de manœuvre dans un contexte d’accroissement de l’endettement à contre courant de la majorité des communes de sa strate. De ce fait, dans l’hypothèse d’une réduction des dotations de l’État, Rennes disposerait de marges de manœuvre plus réduite pour en absorber les effets ».
Nous sommes en 2026, les dotations de l’État, vous le savez très bien, ont diminué depuis le PLF 2025 et encore dans le PLF 2026. Alors, ne dit-on pas gérer c’est prévoir ? Je pense que nos élus auraient dû être plus regardant sur les dépenses de fonctionnement afin de faire face aux éventuels aléas politiques et économiques de notre pays.
Comme vous êtes un spécialiste des finances locales, je vous ferai grâce d’autres remarques à la suite de la lecture des pages 33 à 41, dont, en particulier, celle relative à la « conclusion intermédiaire »….fort instructive qui renvoie, de manière tout aussi intéressante, au second Rapport de 61 pages établi en même temps par la CRC sur « la politique culturelle » de la ville de Rennes de 2027 à 2022. Chacune des « conclusions intermédiaires » sont fortes intéressantes et sources d’informations devant conduire, il faut l’espérer, la ville de Rennes à procéder à un certain nombre d’opérations indispensables pour une meilleure gestion des deniers publics consacrés au secteur culturel dans son ensemble.
Cordialement.
Bonjour,
Je vous remercie pour votre commentaire, que j’apprécie beaucoup parce qu’il est argumenté et sourcé.
Je vous concède que j’ai la dent nettement plus dure envers la liste « L’espoir Rennais » qu’envers d’autres listes.
Ce n’est pas que je n’ai rien à dire sur les autres, mais les journées ne font que 24 heures et la liste « L’espoir Rennais » est selon moi tellement facile à contrer que j’avoue ne pas m’en priver.
Je ne m’acharne pas sur la question de la 4ème ville la plus endettée de France, puisque vous ne contestez pas la confusion qui a été faite entre la ville et la métropole.
J’observe que vous avez relevé vous-même qu’une fois les chiffres analysés, la CRC de Bretagne estime que :
« En définitive, la situation financière demeure satisfaisante mais se caractérise par une diminution rapide des marges de manœuvre dans un contexte d’accroissement de l’endettement à contre-courant de la majorité des communes de sa strate. De ce fait, dans l’hypothèse d’une réduction des dotations de l’État, Rennes disposerait de marges de manœuvre plus réduite pour en absorber les effets ».
Je ne vois pas là de quoi condamner la collectivité, dont il ne vous aura pas échappé que ses observations sont également en ligne, et j’en retiens que :
« Le niveau d’investissement plus élevé de Rennes par rapport aux autres villes-centres de métropole ainsi que l’accroissement de l’endettement de la Ville de Rennes reflètent en effet son engagement en faveur d’une transition écologique socialement juste, notamment à travers un programme ambitieux de rénovation thermique de son patrimoine. Des investissements qui permettront tout à la fois d’offrir aux Rennaises et aux Rennais des équipements modernisés, de contenir l’évolution des charges de fluides (eau, énergies) et de tenir les engagements du Plan climat air énergie territorial de la Métropole et les objectifs fixés par la Stratégie nationale bas carbone de division par deux des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030 : sans ce haut niveau d’investissement pluriannuel, ces objectifs ne pourraient être tenus. »
Comme vous avez attentivement lu les 3 derniers rapports de la CRC concernant la ville et la métropole, je vous fais grâce de beaucoup d’autres remarques.
Mais pour éviter les malentendus, voici ce que disent les « conclusions intermédiaires » que vous invoquez :
« La structure financière de la commune se caractérise par la part importante des charges de personnel dans le total des dépenses et par une fiscalité directe représentant la moitié des recettes, tandis que les autres produits sont moins dynamiques. À l’inverse des communes de sa strate, Rennes a choisi de maintenir un haut niveau d’investissement sur la période, ce qui a réduit ses marges de manoeuvre et conduit à augmenter son encours de dette.
Ce choix s’inscrit dans un contexte soumis à de nombreuses incertitudes liées à une situation des finances publiques désormais moins favorable, à des collectivités locales partenaires impactées par la crise ou encore à une métropole qui a engagé elle aussi une importante politique d’investissement qui réduira ses marges de manoeuvre en matière de fonds de concours et subvention.
Les risques et fragilités découlant de sa structure de charges et de produits doivent l’amener à interroger sa stratégie globale en définissant, par exemple, son périmètre d’intervention, les niveaux de services proposés par les associations partenaires (maisons de quartier, associations sportives et culturelles…) ainsi que les mutualisations possibles. Elle pourrait également examiner les possibilités de transferts les plus pertinents à l’intercommunalité, notamment pour ceux de ses équipements dont le rayonnement dépasse manifestement le seul cadre municipal (piscines et grands équipements culturels notamment) et continuer à optimiser ses dépenses, par exemple en adoptant une politique des achats ou en réinterrogeant son organisation à la faveur des nombreux départs en retraite prévus dans les prochaines années. »
Mais, in fine, le mieux n’est-il pas de citer un extrait de ce que la CRC considère elle-même « L’essentiel du rapport » :
Les dotations de l’État et de la métropole sont peu dynamiques et les dépenses de personnel représentent 60 % des charges de gestion et ont déjà été mutualisées avec la métropole, ce qui rigidifie la structure financière de la commune. Elle devra saisir l’occasion des nombreux départs en retraite prévus dans les prochaines années pour continuer à optimiser ses dépenses, en réinterrogeant son organisation. De même, les dépenses des organismes extérieurs qu’elle subventionne sont elles-mêmes largement contraintes par une masse salariale rigide, ce qui rend peu soutenable à terme l’objectif de progression des subventions de 1 % par an et nécessitera que la commune réfléchisse à d’éventuelles synergies entre les organismes subventionnés.
En définitive, les risques et fragilités liés à sa structure de charges et de produits doivent amener Rennes à adapter sa stratégie globale en définissant, par exemple, son périmètre d’intervention, les niveaux de services proposés par les associations subventionnées (maisons de quartier, sportives, culturelles…), ainsi que les mutualisations possibles avec ses partenaires. À cet égard, elle pourrait examiner les possibilités de transferts les plus pertinents à l’intercommunalité, notamment pour ceux de ses équipements dont le rayonnement dépasse manifestement le seul cadre municipal (piscines et grands équipements culturels notamment).
Rassurez-moi, vous n’auriez pas l’intention de transférer 40 M€ de dépenses de fonctionnement de la ville (sur 389 M€) vers la Métropole ?…
Avec la droite, la recette du désendettement semble toujours la même : des baisses de recettes immédiates et des promesses de réduction des dépenses plus vagues. Au final, le déficit se creuse et les services publics se dégradent.
Ce qui est sûr, c’est qu’il n’y a pas plus vague que le programme de 40 M€ d’économies de L’Espoir Rennais !…