Au stade où on en est
Charles Compagnon nous livre ici une interprétation très orientée des propos que Guillaume Cerutti, le président du Conseil d’administration du Stade Rennais, a tenus au quotidien Ouest-France à propos des infrastructures de ce stade.
Voici très exactement ces propos :
« L’objectif prioritaire ce n’est pas le stade, c’est stabiliser le projet et le club, retrouver l’Europe. Différentes hypothèses avaient été évoquées, certaines sont plus difficiles que d’autres. Si on se réinscrit dans une dynamique européenne, il sera temps dans les prochains mois de reprendre les discussions avec la ville, voir quelles sont les options qui se présentent », a notamment évoqué Cerutti, avant de raccrocher ce projet à l’actualité du foot français, en proie à de grosses difficultés financières.
« Des discussions étaient intervenues à un moment où les données économiques d’un club tel que Rennes étaient différentes de celles d’aujourd’hui, avec des droits TV annuels autour de 800 millions pour le foot français. Maintenant, on est à 150 millions pour tous les clubs, et c’est un problème. Les questions des infrastructures et des investissements se posent aussi à travers cette donnée. Cela rend la réussite européenne encore plus importante à court terme, car il faut trouver des sources de revenus. On reprendra les discussions autour des améliorations à apporter, des projets à mener, mais l’économie du foot rend plus compliqué aujourd’hui ces sujets qu’ils ne l’étaient avant. On souhaite que ce soit une question qui se posera à nouveau, car ce serait alors bon signe pour le club », conclut-il.
J’invite donc ici Charles Compagnon, qui se dit très attaché aux réalités, à ne pas prendre tous ses désirs pour des réalités.
