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Je lis ceci aujourd’hui sur FaceBook :

« J’apprends par un fonctionnaire zélé chargé de la sécurité du CHU que sans autorisation il est interdit de prendre en photo des façades de valeur patrimoniale de l’hôpital #macronie #etatfasciste #futurscollabos. …/… En bon bourrin de la sécurité, il a fait de l’abus de pouvoir et m’a fait formater ma carte …/… Heureusement j’en ai 2 sur moi mais ce genre de collabo obtus de la macronie avec moins de légitimité que les forces de l’ordre sera tondu un jour …/… j’ai changé de carte sd et j’ai un logiciel pour récupérer les photos écrasées …/… Il s’agissait des façades des pavillons balle et laennec… pas de personnels ou de malades d’ailleurs il aurait fait quoi le molosses si j’avais été mal éduqué et avait refusé d’obtempérer ? En temps de covid, il avait droit de me maîtriser physiquement ?c’était juste un gros naze »

Je souhaite dire ici qu’à ma connaissance, pratiquement tous les hôpitaux de France et de Navarre exigent que les photographes sollicitent une autorisation préalable (voir si besoin des tonnes de liens vers leurs sites internet).

Sur le plan formel, cette procédure est généralement motivée (aujourd’hui à tort, il est vrai) par l’article 46 du décret n°74-27 du 14 janvier 1974 relatif aux règles de fonctionnement des centres hospitaliers et des hôpitaux locaux (abrogé), qui avait été précisé par la circulaire n° 307 du 31 janvier 1974 relative à la police intérieure des établissements d’hospitalisation publics.

Sur le fond, le directeur de l’établissement et par conséquent son représentant doit impérativement prendre les dispositions nécessaires au respect de la vie privée des patients… et ceci n’est absolument pas négociable.

Mais, dans un hôpital, comment faire en pratique pour s’assurer qu’un photographe parfaitement inconnu – qui est en train de prendre des photos d’un bâtiment – n’a pas pris ou ne va pas prendre des photos sur lesquelles figurent ou figureront des patients ?…

Pour moi, la réponse ne tombe pas sous le sens… mais évidemment tout dépend de la façon dont le dialogue s’engage entre ce photographe et son interlocuteur.

Je crains que se positionner dans un contexte de #macronie, d’#etatfasciste et de #futurscollabos compromette sérieusement la résolution du conflit.

J’ajoute que dans les situations délicates, je préfère à tout prendre que l’on demande à un photographe d’effacer sa carte mémoire plutôt qu’un « molosse » s’autorise à inspecter en toute impunité « l’objet du délit » parce qu’il peut y avoir dessus beaucoup d’autres photos qu’il serait très indiscret et sans doute illégal de visualiser.

Pour conclure, en bref : je suis vraiment choqué que l’on confonde explicitement la protection de la vie privée des patients avec la couverture des exactions de la police.

A mon humble avis, un peu de lucidité et de modération de la part des uns et des autres ne nuirait certainement pas au bon fonctionnement de la société.

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