Un bureau taillé sur mesure

PARCE QUE LA REM COUVRE L’INDEFENDABLE, JE NE DECOLERE PAS

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Certes : Florian Bachelier, le député LaREM et premier Questeur de l’Assemblée Nationale qui n’en est pas moins avocat, a fini par sortir de son silence. Il a bien tenté de nous expliquer récemment que son ami – le député LaREM de la circonscription adjacente, Mustapha Laabid – devait bénéficier de la présomption d’innocence, puisqu’il avait formé un pourvoi en cassation à l’issue de sa condamnation en appel pour abus de confiance. Il a même invoqué le grand principe constitutionnel de séparation des pouvoirs pour nous expliquer qu’un parlementaire ne pouvait pas commenter une décision de justice avant qu’elle ne soit définitive de chez définitive.

Mais : il n’empêche que – c’est la loi – la Cour de Cassation ne rejugera pas le fond de l’affaire, et force est de constater que les faits sont têtus…

J’y reviendrai sans doute parce qu’il y a matière, mais je réfléchissais sans plus attendre à la composition du bureau du « Collectif Intermed », qu’en droit des associations on appelle aussi la liste des dirigeants. Vous la trouverez ci-dessous, assortie de quelques commentaires.

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Président : Mustapha LAABID, officiellement seul détenteur de la carte bancaire de l’association… qui – pour se défendre de son mauvais usage, qu’il a reconnu – a fini par prétendre à l’audience l’avoir confiée à d’autres personnes à différentes reprises pour régler des courses (sans autre précision)

Trésorière : Stéphanie JAN (préparatrice), compagne de Mustapha Laabid, officiellement simple détentrice d’une procuration sur le compte-courant ainsi que sur le livret de l’association

Secrétaire : Khalid AZIZ (visiteur médical), à propos duquel Mustapha Laabid a reconnu à l’audience qu’il ne l’avait pas invité à participer à la décision de dissolution et de liquidation de l’association, tout en notant mensongèrement sa présence et en signant à sa place, effectuant ainsi un faux document qui a été transmis à la Préfecture

Vice-Président : Youssef ROUFI (visiteur médical), qui a déclaré avoir été sollicité pour monter l’association mais ne s’en être jamais occupé et ne savait pas même qu’il en était vice-président. Il est vrai que, de 2006 à 2017 et – contrairement aux autres membres du bureau – il n’a émargé ni les statuts, ni la liste des dirigeants, ni la modification des statuts, ni le procès-verbal de décision de dissolution et de liquidation de l’association qui a été établi à l’issue de la réunion statutaire pour laquelle Mustapha Laabid a noté mensongèrement sa présence alors même qu’il a reconnu à l’audience qu’il ne l’avait même pas invité à y participer.

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Mon point de vue de bidochon est que, d’une manière générale, les bénévoles associatifs méritent une certaine indulgence… mais certainement pas ceux qui puisent aussi cyniquement dans la caisse, à fortiori lorsqu’elle est alimentée – comme dans le cas d’espèce – quasi exclusivement par des fonds publics, et encore moins lorsqu’il s’agit d’élus de la République (en Marche ou pas) couverts par leurs collègues.

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Pour aller plus loin : toutes mes contributions à ce sujet sont au bout de ce lien

Un commentaire

  • Noblet

    Et bien, merci. Je le rappelle un candidat à la présidence disant qu’il ferait de la politique autrement, qu’il fallait balayer l’ancien monde. La politique et les pratiques poliriques de #EnMarche prouve le contraire

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