Pardonnez moi : Roazhon Market me fascine

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Avec le concours d’un sulfureux blanc bec, étudiant en informatique qui reste identifié comme responsable « Veille et Digital » de l’équipe territoriale d’ « Ille-et-Vilaine en Marche » (Boris Le Méec), deux colistiers de Carole Gandon (tête de liste LREM aux élections municipale et métropolitaine de Rennes : Mathieu Prodhomme et Laureline du Plessis d’Argentré, qui se sont présentés comme un « collectif de citoyens engagés ») ont activé le 27 mars 2020 une plate-forme de mise en relation entre commerçants et clients de Rennes Métropole pendant le confinement… avec les encouragements de nombreux autres colistiers qui représentent certainement plus de 80 % des soutiens à la cause.

J’ai déjà plusieurs fois dénoncé l’invraisemblable amateurisme de cette démarche qui n’a manifestement pas été l’objet de la réflexion, des contacts et des alliances nécessaires, n’a pas été accompagnée des compétences techniques utiles et n’est pas suivie d’une gestion sérieuse des informations publiées.

Sauf erreur ou omission de ma part, la base des données de Roazhon Market comporte à ce jour 69 commerces parfois abusivement dits de proximité (vous avez bien lu : 69, ça ne cesse de m’impressionner quand je rigole en mon for intérieur) dont en réalité plusieurs ne sont d’ailleurs pas situés sur le territoire de Rennes Métropole.

En s’y référant on ne trouvera par exemple qu’un seul bureau de tabac ouvert sur 43 communes (dont la ville de Rennes) réparties sur un territoire de plus de 700 km2 peuplé d’environ 450.000 habitants.

J’avoue que je préfère nettement la manière dont la question a été prise en considération du côté de Nantes Métropole (par exemple, parce que ce ne sont pas les exemples qui manquent) :

  1. L’Agence d’urbanisme de la région nantaise (Auran) alimente en permanence une carte interactive qui affiche les 2.500 commerces de Nantes Métropole autorisés à rester ouverts « au plus près de chez soi » dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire… étant précisé que tous ne sont pas ouverts puisque cela dépend de décisions individuelles propres à chaque commerçant que chacun peut éventuellement contacter.
  2. En complément, la « Jeune chambre économique » de Nantes Métropole Sud Loire a mis en place « Solidarissime » qui est une carte interactive et participative qui se rapproche davantage du projet Roazhon Market, sur laquelle j’ai identifié environ 800 commerces dans 24 communes réparties sur un peu plus de 500 km2 dans lesquels résident de l’ordre de 630.000 habitants, pour lesquels sont précisés :
    1. les offres de services spécifiques (drive, livraison directe, etc) ou autres initiatives
    2. les mesures barrières complémentaires à celles préconisées par le gouvernement
    3. les horaires s’ils sont différents des horaires habituels
    4. les changements éventuels intervenus sur les moyens de paiement.

Rassurez-vous :

  • Je n’irai pas jusqu’à comparer la manière dont est traitée la question des marchés autorisés sur les plateformes respectives, tant ce serait cruel… 😉
  • Je ne vais même pas aborder aujourd’hui la question de « l’après », qui sera sans doute celle de la promotion des produits locaux et des circuits courts au lieu et place de la promotion du commerce de « l’avant » et du « pendant » si chère aux colistiers de la République en Marche… ;-)

Pour les plus curieux : mes précédentes contributions (sachant que les commentaires ne sont accessibles qu’en ligne)

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