Une belle prise !… ;-)

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Soyons concrets : à l’exclusion d’un bref passage de 2 ans dans la Nièvre en qualité de Préfète, Michèle Kerry qui est d’origine bourguignonne, a toujours exercé à Paris. A peine avait-elle pris ses fonctions de Préfète de la Région Bretagne, Préfète d’Ille-et-Vilaine, Préfète de la zone de défense et de sécurité Ouest le 19 novembre dernier, qu’elle déclarait le 21 :

« je vais devenir bretonne »

L’occasion m’est ainsi donnée de saluer sa volonté d’adaptation, mais aussi de m’inquiéter du fait qu’un média lui ait attribué au vol une identité – probablement très provisoire – qu’elle ne semble pas avoir souhaité et que je trouve particulièrement restrictive, en plus du fait qu’elle résulte d’une imposture institutionnelle (clic).

Mais il est vrai qu’être Bretillien, ça va… ça vient.

A preuve le fait que ce même jour le second récipiendaire cité, Yves Thébault, est qualifié de Bretillien par le journal Ouest-France et de Costarmoricain par le journal le Télégramme….  😉

2 commentaires

  • Avatar MARTIN

    Le Conseil départemental d’Ille et Vilaine et les journalistes qui lui lèchent les bottes comme de petits toutous bien disciplinés sont manifestement en quête du maximum d’individus pour leur coller immédiatement l’étiquette de « Bretilliens » quels que soient par ailleurs leur lieu de naissance et le fait qu’ils soient ou non de passage dans le département.

    Ils ont ainsi récupéré les « Poilus » de 14-18, les Résistants de 39-45, des sportifs, des scientifiques etc…

    Pour alimenter leur « stock » et pour témoigner de la générosité et de l’humanisme des dirigeants du département, je propose que soient accueillis sans quotas le maximum de migrants qui cherchent aujourd’hui une terre hospitalière. Je ne doute pas que ceux-ci du moment qu’on leur propose un travail et un toit seront ravis d’être appelés Bretilliens, appellation qui sera un symbole fort de leur intégration.

    Je m’étonne d’ailleurs que nos braves élus qui ne manquent pas d’idées n’aient pas encore pensé à celle-ci.

    Sur un autre point qui n’est d’ailleurs pas éloigné de celui-ci, comment se fait-il que dans de nombreux domaines, on multiplie aujourd’hui les initiatives (et c’est une très bonne chose!) pour redonner une image positive de la Vilaine, de ses charmes, de ses atouts ? (il y a même un film publicitaire pour le développement du tourisme, film que l’on peut voir au cinéma l’Arvor qui évoque dans un très beau plan un site et et un moulin au bord de la Vilaine) alors que le nom même de ce fleuve a totalement disparu du gentilé choisi par nos conseillers départementaux, sur les conseils d’un « spécialiste » en communication qui estimait que le nom de ce fleuve est trop péjoratif !

    Mais j’ai déjà évoqué l’ignorance et le néant culturels de ce « spécialiste ».

    J’en appelle à la cohérence de nos élus qui invitent les « étrangers » à venir nous voir, sur les bords de la Vilaine dans un département dont ils ont renié le nom. Sont-ils capables de reconnaitre leur « erreur » ?

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