Mais pourquoi pas une simple association ou un mouvement ?
Prenant sans vergogne modèle sur Thomas Rousseau, le président fondateur du parti « Rennes à droite » qui a conduit la liste « L’espoir Rennais » aux dernières élections municipales, Charles Compagnon – qui a conduit de son côté la liste « Vivre Rennes » – vient d’annoncer la création d’un « parti politique local ».
Je ne sais pas s’il faut attribuer à Charles Compagnon ou à Jean-Christophe Collet – le rédacteur de l’article publié à ce sujet sur « Rennes Infos Autrement » – une regrettable confusion entre un « mouvement » (5 fois cité) et un « parti » (6 fois cité).
Mais, si besoin, je conseille à l’un et l’autre de consulter sur cette question, directement ou par l’intermédiaire de précieuses relations, un certain Florian Bachelier qui n’avait pas hésité à créer le 6 décembre 2022 un « mouvement » sacrément plus ambitieux (sur le papier) qui est également domicilié à Rennes et qu’il n’a jamais converti en « parti ».
Maintenant, je comprends parfaitement la nécessité de mettre un peu d’ordre quand on veut avancer.
Surtout pour des questions de gros sous.
Et à ce sujet, je me souviens que les 8 octobre et 9 décembre derniers, la Préfecture d’Ille-et-Vilaine avait bien voulu me communiquer la liste des mandataires des candidats aux élections municipales en Ille-et-Vilaine, parmi lesquels figurait un certain Guillaume Thomas que l’on pourrait être tenté d’imaginer devenir mandataire du « parti ».
Or, je vois que Guillaume Thomas a été candidat en 55ème position sur la liste « Vivre Rennes » aux élections de mars dernier.
Désolé de jouer les rabat-joie.
Mais il se trouve que, pour des raisons de transparence et pour éviter tout conflit d’intérêt, le mandataire financier doit être nécessairement distinct des candidats de la liste.
Si la règle n’est pas respectée, cela peut entraîner :
- le rejet du compte de campagne,
- des sanctions financières,
- voire l’inéligibilité du candidat tête de liste.
Ça vaudrait le coup de regarder ça de plus près.