Jamais 2 sans 3

J’avais presqu’oublié les frasques de l’ex député Mustapha Laabid, soutenu au tribunal correctionnel par Carole Gandon, Florian Bachelier et Eric Bothorel (l’actuel employeur d’Olivier Dulucq, que Richard Ferrand avait envoyé en renfort de la liste « Révéler Rennes » pour les élections municipales de 2020).

Mais voilà que sur son compte Linkedin, Mustapha Laabid a annoncé en fin de semaine dernière la prochaine parution d’un livre qu’il a intitulé « Macron m’a tuer » pour dénoncer ce qu’il dit avoir vécu à l’Assemblée Nationale avant de devoir en démissionner le 6 septembre 2021.

Et c’est là qu’il me revient que Mustapha Laabid avait été reconnu coupable d’avoir utilisé à des fins personnelles 21 545 euros de fonds de l’association rennaise Intermède qui œuvrait pour l’insertion des jeunes sur le marché de l’emploi, qu’il avait été condamné en appel pour abus de confiance à 3 ans d’inéligibilité, 8 mois de prison avec sursis et 10 000 euros d’amende, et que le 16 juin 2021 la Cour de cassation avait rejeté le pourvoi qu’il avait formé contre cette décision.

Certes, Mustapha Laabid a purgé sa peine et je ne vois pas de raison de l’accabler plus longtemps des faits qui lui ont été reprochés et pour lesquels il a été définitivement condamné.

Mais la parution prochaine de « Macron m’a tuer » aux éditions Maïa et le récit qui accompagne sa promotion via Euthena qui est un service de collecte de dons sous couvert de préventes, m’interrogent à nouveau sur la sincérité du personnage qui demeure en plein déni.

Ça ne s’invente pas : à ce jour et à cette heure, le projet a réuni 8 contributions qui ne lui garantissent que la création d’une couverture.

Je note par ailleurs que 2 ouvrages parus en 2019 portent déjà le même titre accrocheur.

Il s’agit d’une BD aux éditions « 21g » et d’un livre aux éditions « Un Point C’est tout ».

Zut alors, j’allais le dire : un point c’est tout. 🤡

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