Il faut bien s’occuper, quand même

Rappelez-vous.

Après avoir été propulsé au conseil municipal de Rennes en qualité d’élu de rechange, du fait de la démission de sa collègue Hind Saoud (qui n’a elle-même absolument jamais siégé), le conseiller « collectivités locales et ruralité » du Président de l’Assemblée Nationale Richard Ferrand (qui n’a en réalité siégé que de juillet à novembre 2020 qu’environ 6 mois : de juillet 2020 à février 2021) démissionnait à son tour « pour raisons professionnelles » au cours du mois d’août 2021, il y a donc 6 mois.

C’était juste après le monumental fiasco des élections régionales, à l’occasion desquelles le même Olivier Dulucq avait quitté le cabinet de Richard Ferrand pour endosser la fonction de directeur de campagne du candidat de La République en Marche : Thierry Burlot (et de ses acolytes : Richard Ferrand, Hind Saoud, etc… tous recalés aux élections).

Je cite à ce sujet le Télégramme du 17 août 2021.

« Pour l’intéressé, qui se présente comme demandeur d’emploi… Cette décision n’est pas une surprise. Je cherche du travail et les postes que je vise ne sont potentiellement pas compatibles avec un mandat de conseiller municipal … Je ne suis pas sûr d’être rennais dans les prochains mois. »

Le prétexte était particulièrement grossier puisque les emplois incompatibles sont extrêmement rares et dans le cas d’espèce la domiciliation n’est nullement obligatoire (voir ICI).

Six mois plus tard :

  • Je m’interdis de commenter ce qui concerne le nouveau domicile de l’intéressé
  • Je me borne à observer qu’à ce jour Olivier Dulucq est toujours incontestablement rennais
  • J’interviens ici pour simplement relever que, selon la presse, ce 1er février 2022
    • « Olivier Dulucq, conseiller du président de l’Assemblée nationale, Richard Ferrand » a participé à une réunion de travail dans les locaux de l’Assemblée (O-F du 03-O2)
    • Le président de l’association des « Marcels à Plescops » a déclaré à cette occasion : « On a failli voir Richard Ferrand. Ça ne s’est pas fait au dernier moment, mais nous avons pu rencontrer son conseiller, Olivier Dulucq, à qui nous avons remis un book des Marcels » (Le Télégramme du 03-02)

Or, à ma connaissance, les nominations de conseillers doivent être publiées au Journal Officiel.

D’où la question qui me taraude : peut-on être conseiller (bénévole ?…) du Président de l’Assemblée Nationale, en particulier quand on est demandeur d’emploi possiblement indemnisé, et quand de surcroît on ne figure pas dans la liste officielle de ses conseillers ?

Je suis preneur de tout élément de réponse.

3 commentaires

  • Michel Deshayes

    Je ne connais pas la réponse. J’imagine qu’il y a des entraides mutuelles de Bretagne.

  • Hi hi, je te voyais venir… 😉

  • Michel Deshayes

    À propos de notre très cher président de l’Assemblée nationale, je lis qu’il considère comme une atteinte à son honneur ainsi qu’ à celui de l’intéressée que de faire un lien entre sa proposition de nomination de Véronique Malbec au conseil constitutionnel et l’affaire des mutuelles de Bretagne. Il a pourtant bien su ménager ses propres susceptibilités lorsqu’il a monté cette SCI déshonorante. Quand bien même il n’y aurait aucun lien, la morgue et le sentiment d’impunité de M.Ferrand sont sidérants.

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