La multiplication des petits pains

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Ce week-end, c’est la fête : on  compte deux « monnaies locales » de plus dans le département du Morbihan qui en comptait déjà au moins une du côté d’Auray (correctif en date du 15 mars 2018 : dans le pays de Ploërmel) : le galais. Il s’agit de la Bizh du côté de Vannes et du Ségal dans le Pays de Lorient.

On apprend à cette occasion qu’ont été imprimés 36.000 billets d’un montant de 150.000 segals qui sont destinés à circuler sur un territoire d’un peu plus de 200.000 habitants, sur lequel on compte actuellement « environ 150 adhérents, dont une soixantaine de partenaires ».

J’observe à cette occasion que, plus de 4 ans après le lancement du galléco, qui a été soutenu non seulement par des bénévoles réputés motivés, mais également par 2 salariés à plein temps, des salariés à temps partiel en contrats aidés, des jeunes effectuant un service civique et plusieurs stagiaires de bon niveau, et après que le Conseil départemental d’Ille-et-Vilaine ait jugé bon d’y consacrer de l’ordre de 500.000 euros… la masse des coupons en circulation ne représente toujours que de l’ordre de 60.OOO gallécos (disons : euros) pour un territoire qui couvre en Ille-et-Vilaine plus d’un million d’habitants et déborde même un peu sur 3 départements voisins, alors que ce galléco serait utilisé par environ 2.000 adhérents, dont environ 250 prestataires.

Et là, je me dis que je ne vois que 2 hypothèses :

  • ou bien les Lorientais sont très très forts
  • ou bien les Breptiliens sont très très… je cherche le mot.

A moins que quelque chose m’échappe ?   😉

Pour aller beaucoup plus loin : télécharger toutes mes contributions à l’évaluation du galléco (13 Mo)

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