Un montage immobilier bien acrobatique

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Rien n’a l’air de tenir dans les arguments de Richard Ferrand…

Lorsque je lis que le sujet n’aurait rien à voir avec la question de la moralisation de la vie publique, je trouve que c’est bien vite oublier qu’au moment où, sur proposition et en présence du Directeur général des Mutuelles de Bretagne, en janvier 2011, le Conseild’administration a pris la décision de retenir l’offre de Sandrine Doucen, ce Directeur général – Richard Ferrand – était vice-Président du Conseil général du Finistère chargé de l’insertion ainsi que de l’économie sociale et solidaire, en même temps que Président du groupe socialiste et apparentés du Conseil régional de Bretagne.

Avant d’être député, et aujourd’hui Ministre…

Le projet reposait curieusement sur une SCI qui n’existait pas et n’était donc évidemment pas propriétaire des locaux proposés.

Et dire que tout le monde savait que cette SCI était – ou plus précisément serait – détenue par la compagne du Directeur général, c’est à minima omettre de préciser que le Président du Conseil d’administration de l’époque ne s’en souvient pas.

Par ailleurs, à ce stade, rien ne permet d’affirmer que les concurrents avaient été informés que les travaux de rénovation et d’adaptation seraient pris en charge par les Mutuelles de Bretagne, sans contrepartie aucune, et prétendre qu’un loyer de 9 euros mensuels du m2 est largement inférieur aux tarifs généralement pratiqués qui seraient, nous dit-on, de 10 à 15 euros mensuels, c’est tout simplement occulter le coût de ces travaux (184.000 euros), dont le poids financier – amorti comme un prêt contracté sur 15 ans – avoisine les 3 euros par mois.

Contrairement à ce que l’on voudrait nous faire croire, rien ne permet donc d’affirmer que cette location – revenant en réalité à d’une douzaine d’euros mensuels du m2 pour les Mutuelles de Bretagne – ait été plus économique qu’une autre.

Ce qui est par contre certain, c’est qu’au bout d’une quinzaine d’années (soit dans une dizaine d’années maintenant), la famille de Richard Ferrand – qui aura remboursé tranquillou son prêt avec le produit des loyers – se sera enrichie de la valeur du bien, soit de 402.000 + 184.000 = plus d’un demi million d’euros.

Car il ne faut pas oublier que Sandrine Doucen détient 99 % des parts de la SCI et que le 1% restant initialement détenu par un ami aveyronnais (le département natal de Richard Ferrand) a été ultérieurement cédé à l’une des filles du couple.

La famille, c’est la famille.

Pour aller plus loin :

Un montage immobilier bien acrobatique http://wp.me/p6EXHi-4CS
Affaire Ferrand : pourquoi ça cafouille autant ? http://wp.me/p6EXHi-4D8
Edouard Philippe désigne un juge… de paix http://wp.me/p6EXHi-4Dj
Richard Ferrand à la manœuvre http://wp.me/p6EXHi-4Dv
Richard Ferrand est pacsé http://wp.me/p6EXHi-4DP
Richard Ferrand dans ses œuvres http://wp.me/p6EXHi-4DX
Le compte n’y est pas http://wp.me/p6EXHi-4E5
La mauvaise foi de Christophe Castaner http://wp.me/p6EXHi-4Ev
Aie confiance… http://wp.me/p6EXHi-4EI
De vieux compagnons de route http://wp.me/p6EXHi-4F1
Une SCI non sans intérêt http://wp.me/p6EXHi-4Fd
Un curieux assistant http://wp.me/p6EXHi-4FD
A propos des mandats de Richard Ferrand http://wp.me/p6EXHi-4Gq
Les hasards du calendrier http://wp.me/p6EXHi-4Gw
Richard Ferrand, 2 rue de Kerglas http://wp.me/p6EXHi-4Hh
Richard Ferrand a (t’il) été entendu ‘?) http://wp.me/p6EXHi-4Lb

2 commentaires

  • Mais pourquoi donc les Mutuelles de Bretagne ont préféré louer plutôt qu’acheter les locaux dans lesquels ils ont fait pas mal de travaux ?… Au bout de 15 ans, ces locaux auraient été leur propriété au lieu d’être la propriété de la compagne de leur Directeur général.

  • Bonjour

    Les socialistes finistériens (cela comprend en marche puisque ce sont les mêmes) sont coutumier des conflits d’intérêt. A l’association, nous avons une pile de dossiers. Ces gens-là ont intégré le fait qu’ils sont intouchables et au dessus des lois.

    Collectif d’habitants de la CCPLD Landerneau Daoulas

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