Histoire de la bretilinisation

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J’ai reçu ceci de Mark Kerrain, que je m’empresse de partager :

L’Histoire, la grande, retiendra peut-être, que la seconde moitié du mois de mars 2015 vit, dans le Far Est de la Bretagne, le repli momentané des forces brétilinisto-brétiliniennes engagées dans les pays de Rennes et Saint-Malo.

On aura notamment noté la disparition quasi miraculeuse du régiment d’artillerie Ouest France, spécialisé dans le pilonnage quotidien de la population.

Nous avons donc récemment échappé aux titres annonçant :

  • que l’Université de Rennes 2, également nommée Université de Haute-Bretagne, avait un nouveau président beurtillien, c’est toujours ça de pris ;
  • que la Kreiz-Breizh Akademi organisait prochainement à Rennes un concert brétilinien de musique étrangère  ;
  • qu’Emmanuel Hubert, malouin réfugié politique en Corse, était un manager cycliste brétilinien (ce qui lui a permis de proclamer impunément « je suis et resterai breton », dans l’édition du vendredi 27 mars) ;
  • que des douaniers bretiliniens laissaient bêtement s’enfuir des trafiquants de drogue ;
  • que des épouses bretiliniennes étaient victimes d’abrutis époux bretiliniens ;
  • qu’un affreux pédophile avait violé un enfant bretillien, etc…

Mais en avril, mois où l’on se découvre de tous les fils tordus, et à retordre, ne verra-t-on pas, avant que les prés ne refleurissent, l’offensive bretillienne reprendre de plus belle, avec à leurs têtes les troupes ouestfranciennes ?

L’avenir, qui est long comme un fil à couper le beurre, saura nous le dire dans les futures éditions d’un quotidien rennais, peut-être promptement redevenu brétilianophile, à la fin d’une frustrante trêve électorale, à moins, sait-on jamais, qu’il ne soit tout simplement revenu à de meilleurs sentiments, ce qui nous éviterait alors l’overdose quotidienne de bretiliose transmise naguère dans ses pages débordantes de son zèle brétilinosfère.

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