Simplifications administratives

Je suis assez admiratif de la manière dont Jacques Delanoë s’est acquitté des prestations dues au titre du marché que le Département lui a attribué – illégalement – le 18 avril 2013 pour un montant de 15.000 € hors taxes, soit 17.940 € ttc, sans publicité ni mise en concurrence, en vue de la création et du lancement du gentilé d’Ille-et-Vilaine.

  1. Le marché prévoyait que les habitants « devront être consultés à un moment ou à un autre de la démarche »

Dès sa note de recommandation datée du mois d’avril qui constitue le premier « livrable », cette hypothèse est évacuée au profit d’un « choix final par l’Assemblée départementale », avant « lancement, médiatisation et appropriation du gentilé retenu par les habitants »

  1. Le marché prévoyait que son titulaire « présidera et animera » les réunions d’un « comité d’experts » dites de « créativité  (pas plus de 3) »

Cela se traduira par l’organisation d’une seule et unique rencontre le 23 mai 2013.

  1. Le marché prévoyait l’intervention de Jacques Delanoë « dans le cadre d’une communication de crise le cas échéant », le prestataire devant « participer à l’amplification du buzz positif mais aussi intervenir et à titre de conseil et directement en cas de buzz négatif » et devant notamment produire « en cas de turbulences, des conseils écrits avec des contenus appropriés »

Le Président du Conseil général a estimé qu’il n’y avait pas lieu de recourir à ces prestations.

***

Je sais bien qu’il s’agit d’un marché « à prix global et forfaitaire », mais ça me semble en pratique très avantageux pour le titulaire… surtout quand je me souviens de sa décomposition et que j’observe l’extrême négligence avec laquelle ont été présentés les « livrables » :

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Brigitte Saulais
Brigitte Saulais
8 années il y a

Le plus admirable dans cette affaire ne serait-il pas la propension qu’ont certains élus du peuple à se croire exempts de toute explication sur leurs décisions ?
Au fond, JLT aurait tort de se gêner dans la mesure où il apparaît si difficile d’obtenir les justificatifs des dépenses (des largesses ?) couvertes par la quasi impunité offerte à leur statut.
Le fameux « secret » des affaires opposé à la demande de communication des documents n’avait probablement pas d’autre motif que d’échapper à la vindicte des habitants d’Ille-et-Vilaine, non à l’égard du choix du gentilé bretillien, grotesque et sans intérêt, mais à l’égard de la procédure adoptée, antidémocratique et assimilable à du copinage, et peut-être aussi à la colère des contribuables dont les impôts ont servi une entreprise injustifiée, grassement rétribuée et mal argumentée.