De l'ordre du viol

Download PDF

J’observe que le Président du Conseil général d’lle-et-Vilaine est né à La Mézière, qu’il y habite depuis 70 ans, qu’il en a été le maire pendant plus de 20 ans et qu’il a présidé la communauté de communes du Val d’Ille depuis sa création jusqu’en 2008, soit durant 15 ans.

Je remarque par ailleurs incidemment que les habitants des 10 communes du Val d’Ille préfèrent de toute évidence s’appeler les « Illiens » plutôt que s’appeler les « Valdilliens » par exemple. C’est patent :

Bienvenue_chez_les_illiens

Le Président est donc à l’évidence un « Illien » de souche.

Et à ce stade, permettez moi de penser que, plus ou moins confusément, ceci a pu largement participer à sa démarche d’appellation des habitants du département.

Je remarque également que la communauté de communes du Val d’Ille, dont le Président du Conseil général a été le principal porteur jusqu’à ce jour, a toujours obstinément refusé d’intégrer Rennes Métropole… et cela en raison d’une confusion qu’elle entend dénoncer entre « bassin de vie » et « territoire de gouvernance ». Ah, bon… moi ça me paraît curieux.

Je remarque enfin que le Président de l’assemblée départementale est conseiller général depuis 1973 (soit 41 ans déjà, mine de rien), qu’il préside cette assemblée depuis une dizaine d’années, qu’il envisage très sérieusement d’accéder (enfin) au Sénat dans quelques mois, et que c’est donc au total un véritable « pro » de la « démocratie représentative ».

C’est bien tout cela qui me fait penser qu’au bout d’un certain temps, on peut tant aimer la communauté des habitants du territoire avec lequel on en est venu à faire corps que l’on peut finir par se croire autorisé à faire son bonheur à sa place.

Comme par exemple l’affubler d’un nom qui touche à son identité… et le lui imposer pour son bien, via ce que l’on pense être les meilleures techniques de communication.

Et c’est tout cela qui me conduit à rappeler au Président du Conseil général d’Ille-et-Vilaine, qui a décidé d’instituer – de gré ou de force – un gentilé dans le département, que l’amour de cette communauté – que je lui reconnais – ne peut en aucun cas en justifier le viol.

  • J’ai assez significativement retouché cet « article » depuis hier soir. J’invite celles et ceux qui ont souscrit à ce blog, et par conséquent qui ont reçu la version initiale dans leur boite aux lettres, à prendre en considération la version « on line ». Merci +++

Laisser un commentaire